Weaver, weaver or weaver, weaver?

Catherine Malichecq3/19/211 comment
tisserande tisseuse métiers à tisser TisseEtFile



Entre les deux mon cœur balance… ou justement non. Ces deux mots ne sonnent pas du tout pareil à mes oreilles. L’un me semble plus doux, plus juste aussi. Je suis donc allée consulter le dictionnaire.

Si l’on en croit le Larousse, un tisseur ou une tisseuse serait « une personne qui fait du tissage ». Jusqu'ici, ce n'est pas vraiment un éclaircissement. Est-il même possible d’écrire quelque chose de plus général que ça?

Et un tisserand ou une tisserande, me direz-vous? Eh bien, toujours selon ce même dictionnaire, ce serait « un ouvrier ou une ouvrière qui tisse » ou bien « un créateur ou une créatrice d’œuvres textiles tissées, qui en assure lui-même le tissage ».

Je ne peux pas dire que ces deux définitions m'aident vraiment à prendre une décision sur la façon dont je vais utiliser l'un ou l'autre, même si la deuxième correspond à ce que je recherche. Mais ceux et celles qui me connaissent savent - ou pas - que j’apprécie le dictionnaire en ligne du CNRTL alors je ne pouvais me passer de sa lecture sur l’épineuse question du jour!
J’ai donc recommencé ma recherche avec « tisseur, tisseuse » pour trouver la définition suivante : « Ouvrier, ouvrière qui réalise un ouvrage sur métier à tisser, qui fait du tissage. Synon. tisserand (vieilli) ».

Le mot tisserand vient-il simplement d’être relégué aux antiquités avec ce « vieilli »? Dans le même dictionnaire, à la définition de « tisserand, tisserande », on trouve : « Ouvrier, ouvrière qui fabrique les toiles et les étoffes au métier à tisser traditionnel ». Retour à la case départ.

En faisant un tour du côté du Petit Robert, à tisserand est associé l’ouvrier d’ « un métier à bras » ou « celui qui surveille la marche des métiers à tisser Jacquard », mais le tisseur ne serait autre que « ouvrier, ouvrière sur métier à tisser ».

Qu’à cela ne tienne, Le Robert histoire de la langue française en trois volumes n’est qu’à quelques mètres de moi… Lui, je l’aime. Depuis toujours, et encore plus quand il me donne la réponse que j’ai envie d’entendre, parce que je vous l’ai déjà dit, moi, je préfère « tisserand » et « tisserande ».
Alors Le Robert historique en pense ceci : on trouve la trace du mot tisserand au XIIIe siècle, il s’est maintenu aux côtés du mot « tisseur » (plus tardif), mais s’est spécialisé pour « artisan en tissage ».
J’ai déjà lu qu’un tisseur travaillait sur un métier mécanique, peut-être plus tardivement, car le mot est apparu bien avant qu’il y ait des métiers mécaniques.

Est-ce qu’on peut vraiment trancher?
Je reste sur mon idée, je serai « tisserande » jusqu’à preuve du contraire.

J’adorerais vous entendre sur le sujet.

Lequel préférez-vous et pourquoi? Avez-vous de références qui permettent de statuer?

 

Sources :

Le Robert, dictionnaire historique de la langue française, sous la direction de Alain Rey, 1998
Le Petit Robert, dirigé par Alain Rey, 2017
https://www.cnrtl.fr consulté le 3 mars 2021
Le Petit Larousse illustré, 2000
https://www.larousse.fr consulté le 3 mars 2021

Comments (1)

Suzanne Séguin on 4/ 2/21

Tisserand/e, car ce terme englobe toutes les actions posées du début à la fin d’un projet de tissage.

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