Louet : une marque dont les lettres de noblesse ne sont plus à acquérir

Catherine Malichecq8/ 5/22

Voilà un peu plus de 45 ans que Jan Louët crée des rouets et des métiers à tisser. Sa particularité? Avant d’être un fileur ou un tisserand, Jan est un designer issu de la très célèbre Dutch Design Academy d’Eindhoven. Ses plus grands intérêts sont la fabrication d’objets, et surtout la recherche pour les améliorer.

Voici la petite histoire de cette entreprise hors du commun.

Alors que Jan Louët concevait des présentoirs de vente au détail, la fille de son patron le sollicite pour réparer son rouet, un modèle répandu aux Pays-Bas à ce moment-là. Il se fascine pour le mécanisme de l’objet. La question qui le taraude est la façon dont il pourrait améliorer et moderniser l’objet. Et il y parvient, choquant les uns, séduisant les autres. Le S10 était né.

Quelques semaines plus tard, alors qu’il commence juste à filer, il participe à un championnat néerlandais de filage; l’objectif était avant tout de montrer le rouet et de rencontrer du monde. Pourtant, il finit 3e du championnat, grâce à la capacité de son rouet à offrir un pédalage plus lent permettant de produire un fil régulier fin ou épais. Or, à l’époque les rouets permettaient de filer des fils fins, mais il était plus difficile de filer un fils épais. Pour Jan Louët, ce fut un véritable succès.

C’est ainsi qu’en octobre 1974, l’entreprise Louët BV est fondée par Jan Louët Feisser et Clemens Claessen, un camarade de l’école de design. Durant les six mois précédents, les ventes du rouet S10 avaient été tellement prometteuses que la création de l’entreprise devenait urgente.
En toute humilité, Jan et Clemens attribuent leur réussite aux trois éléments : bon produit, bon moment et bon endroit. Effectivement, la Hollande a connu, à cette période, une croissance inégalée. Cependant, le S10, outre son design remarquable, est facile à utiliser. Les commandes se sont multipliées; l’entreprise s’agrandit, s’organise et déménage.

Louët se lance alors dans les métiers à tisser. L’objectif était toujours de trouver les moyens d’améliorer les métiers. Et ce fut un nouveau succès. De multiples améliorations voient le jour et des métiers à tisser adaptés à chaque tisserand et tisserande.

Les métiers de table Erica, Klik et Jane sont petits, ce qui les rend pratiques pour une personne qui n’a que peu d’espace ou qui souhaite emporter son métier.
David est un petit métier à tisser populaire d'apparence modeste, mais qui surpasse de nombreux grands métiers à tisser en qualité fonctionnelle. Spring et Delta ont un système de contremarche pour l’action des cadres et une ensouple mobile pour contrôler la tension de la chaîne, ce qui les rend faciles à utiliser.
Octado et Megado ont également une ensouple mobile et, tout comme le Magic Dobby, ils peuvent être équipés d'une ratière mécanique ou électronique, ce qui facilite le tissage de motifs complexes.

Les métiers Louët sont tous équipés d’une multitude de détails bien pensés qui améliorent considérablement le quotidien et le plaisir de tisser.

Le rêve de Jan Louët est de créer des produits intelligents et fonctionnels qui apporteraient du bonheur aux personnes qui les utiliseraient, et sans aucun doute, l’objectif est atteint.
Merci Monsieur Louët!

Tisse et File distribue les produits Louët depuis son ouverture. Pourquoi? Parce que les produits Louët sont uniques, agréables à utiliser, bien conçus et innovateurs. Nous avons plusieurs métiers Louët en démonstration à la boutique, nous vous invitons à nous contacter pour venir les essayer.

Si vous ne trouvez pas le produit Louët que vous cherchez sur le site, contactez-nous à info@tisseetfile.com, nous le commanderons pour vous avec plaisir.


Plusieurs articles sur les métiers Louët :
- Le David III de Louët : nouvelle génération pour ce superbe métier à tisser
- Métier à tisser Louët : le Spring II, toujours plus beau et encore mieux conçu pour répondre aux tisserand.e.s.
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